4 jours / 3 nuits à l’île Sainte-Marie

0
202
Baleine à Sainte Marie

Accessible par avion depuis Antananarivo (une petite heure de vol) ou en bateau au départ de la côte Est de la grande île (de Mahambo ou Soanierana Ivongo au nord de Toamasina), l’île aux orchidées présente une profusion d’attraits touristiques : des paysages extrêmement variés, une faune et flore exceptionnelle (avec pour
vedettes incontestées, les baleines à bosse qui s’observent aisément de juin à octobre) et de multiples vestiges historiques. Une île « hors du temps » où il est conseillé de vivre au rythme des attachants Saint-mariens.

Jour 1 Ambodifotatra.

Suivant l’heure d’arrivée, généralement dans le courant de la matinée qu’il s’agisse d’une liaison maritime ou aérienne, la première journée pourra être consacrée à un peu de farniente au long d’une plage de sable blanc qui s’ouvre sur le lagon ou à la découverte de la capitale de Sainte-Marie, Ambodifotatra. La visite de ce gros village et ses alentours
permet d’appréhender quelques aspects de la riche et passionnante histoire de l’île. Le musée de la reine Betty renferme une collection d’objets et photos qui retracent la vie quotidienne des habitants, leur histoire et évoque l’importance qu’occupent les baleines dans la vie des Saint-mariens d’hier et d’aujourd’hui.
Il est conseillé de visiter l’église qui fut édifiée en 1857 (la plus ancienne de Madagascar). À 20 minutes à pied du centre-ville, détour incontournable par le « Cimetière des Pirates » où reposent quelques uns des forbans qui ont jalonné l’histoire locale. De ce site noyé dans une luxuriante végétation, l’on jouit d’une vue panoramique sur une vaste lagune et sa mangrove.

Cimetière des Pirates à Sainte Marie Madagascar

Une visite au bureau de l’Office de Tourisme, situé sur le port, s’impose afin de s’informer du panel de toutes les activités possibles : plongée (plusieurs centres pour de nombreux spots renfermant quantité d’épaves et une faune et flore aquatique d’une extrême diversité), randonnées et trekks, balades en mer (en pirogue, kayak, bateau à
moteur…), circuits en quad ou buggy….

Jour 2 : le nord.

La route qui parcourt l’île dans toute sa longueur (environ 60 km) est entièrement goudronnée et permet de relier l’extrême sud (où se situe l’aéroport) au nord en deux heures. À 12 km au nord d’Ambodifotatra, une première étape au niveau de la cascade de Maromandia, porte d’entrée de la forêt d’Ikalalao. Petite excursion de 2 à 3h dans cette forêt d’Ikalalao de type ombrophile tropicale qui abrite des dizaines d’espèces de palmiers (dont l’endémique Dypsis santa maria), des pandanus, fougères arborescentes, essences rares (palissandre, bois de rose…) et plusieurs variétés d’orchidées (dont l’orchidée noire qui pousse dans les raphias). Côté faune, les caméléons abondent : du Brochesia minima (l’un des plus petit au monde) jusqu’au caméléon de Parson (le deuxième plus gros). Trois espèces de psittacidés (perroquets et perruches), chauvesouris,
lémuriens nocturnes…
La petite route littorale qui conduit jusqu’au nord permet de découvrir de beaux paysages, des villages et leurs rizières, des petites rivières et leurs lavandières… L’extrême nord est réputé pour ses « piscines naturelles » et ses crique rocheuses totalement vierges.
En une journée de 4×4 ou quad avec guide expérimenté, on peut parcourir ces contrées en passant, parfois, par le littoral nord-est et ses immenses plages ouvertes sur le lagon.

Jour 3 : l’Est.

La découverte d’une autre facette de l’île Sainte-Marie peut s’effectuer par la mer avec une matinée « snorkelling » autour des îlots « au sable » ou plongée sur des sites proches de l’île aux Nattes (Purple rain et ses coraux violets phosphorescents abritant quantité de perroquets, labres, fusiliers, poisson-anges…).
Les randonneurs pourront s’offrir une traversée de l’île d’ouest en est à travers les plantations d’épices (giroflier, vanille, poivre, cannelle…) les villages et leurs cases en « falafa » entourées d’une superbe végétation composée de ravinala (arbre du voyageur), jacquier, soanambo, manguier, cocotiers et crotons… Une balade en pirogue à travers la mangrove, sous les frondaisons de trois espèces de palétuviers, se termine par la traversée de la baie d’Ampanihy qui rejoint la mer, son lagon et ses eaux translucides.

Jour 4 : villages et cocoteraies.

Les départs en avion sont parfois programmés en milieu d’après-midi permettant alors de disposer d’une matinée entière qui peut être consacrée à la visite du petit parc zoologique « Endémika » (45 minutes à 2h). Beaux spécimens de la flore typique des écosystèmes tropicaux et, côté faune, serpents et reptiles mais aussi tortues, lémuriens (confiés au dans le but d’y être soignés). Visite d’un petit village proche de son hôtel, dernière balade
dans les cocoteraies…
L’île aux nattes (voir « Le coup de coeur », page 30) doit être également programmée lors d’un séjour à Sainte-Marie.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE