L’EDITO numéro 31

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Richard Bohan
Richard Bohan

Les hommes sont ainsi faits qu’ils sont plus prompts à se diviser qu’à s’entraider. Il aura suffi d’une épidémie de peste à Madagascar, qui fut toujours sous contrôle, pour que le concept d’îles Vanille vole en éclats. « L’irrespect est fondamentalement
inacceptable. Quand on appartient à des îles soeurs, il faut démontrer de la solidarité », devait déclarer le 1er décembre le plus haut représentant étatique du tourisme malgache en faisant référence à des îles qui avaient profité de cet incident sanitaire pour mieux retenir des bateaux de croisières dans leurs eaux.
Le concept d’îles Vanille a été créé par les Mauriciens, pour les Mauriciens. Il s’agissait de capter des marchés, tel le marché chinois, qui présente la caractéristique de vouloir cumuler au moins deux destinations lors des séjours. Les retombées n’ont pas été
du tout à la hauteur des attentes et ce concept n’aura fait que tendre des relations entre partenaires touristiques qui auraient, néanmoins, intérêt à collaborer.
Madagascar, encore incapable de valoriser toutes ses potentialités touristiques, fait décidément bien peur et devrait être, effectivement, le « poids lourd » dans la zone sud-ouest de l’océan Indien. Espérons que l’année 2018 permettra de retrouver les chiffres records vieux de dix ans et qu’à une crise sanitaire ne succédera pas une crise politique et ses conséquences socio-économiques. Car là, aucune des îles voisines ne portera une quelconque responsabilité.

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