L’édito, N°29, mai 2017

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Ricahrd Bohan

Les chiffres sont têtus. En 2016, Madagascar aura accueilli un peu moins de 300 000 visiteurs non-résidents (-20 % par rapport à 2008) alors que l’île Maurice voisine en a vu plus de 1 200 000 entrer sur son territoire.

Le secteur du tourisme malgache n’arrive que difficilement à se relever de la crise politique de 2009 alors que se profilent déjà les prochaines échéances électorales majeures…
Ce n’est pas faire injure à l’île Maurice que de révéler qu’elle ne possède pas, loin s’en faut, les atouts et attraits touristiques de la Grande Île. Pour être tout à fait objectif, il faut souligner cependant que l’île Maurice consacre environ 80 fois plus de budget à sa promotion touristique que Madagascar (moins de 300 000 € ici contre plus de 25 millions là-bas).
Tout en étant aussi éloignée, au fin fond du sud-ouest de l’océan Indien, des principaux marchés émetteurs (Europe principalement) la « petite » île Maurice capte, à elle seule, 50 % des touristes de la zone. L’île Maurice a compris, de longue date, que pour développer le secteur tourisme il ne faut pas craindre de s’ouvrir au monde : mettre aux normes ses infrastructures, assainir l’environnement des affaires (afin d’accueillir des grands groupes internationaux leaders du secteur), pratiquer un véritable « open sky », investir dans le moyen terme (notamment dans la formation de sa jeunesse)…
La leçon mériterait d’être retenue et… dupliquée.

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