L’édito n°30, Septembre 2017

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Edito
Edito

Le bilan de la saison touristique 2017 devrait être conforme aux attentes. En très sensible progression par rapport au millésime précédent. Quelques régions retrouvent, au bout de dix ans, leurs chiffres records. Quelques autres, les plus démunies en terme d’infrastructures, devront encore attendre.
Le manque de fréquences aériennes domestiques constitue aujourd’hui le frein majeur au développement du tourisme. Les responsables de l’appui au secteur, l’Office National du Tourisme et son Ministère de tutelle, ont compris que l’apport des vacanciers nationaux (dénommés abusivement « tourisme national ») pourrait constituer un ballon d’oxygène non négligeable pour tous les opérateurs dont, notamment, les hôteliers et restaurateurs. Cette attitude qui pourrait être interprétée comme un aveu d’échec (nous n’avons pas su attirer en masse ces touristes, chinois ou russes, que l’on nous promettait il y a encore quelques années) est réaliste. La Nouvelle Aquitaine (première région, en terme de fréquentation hôtelière de plein air, du premier pays touristique du monde) remplit ses établissements hôteliers avec moins de 25 % de résidents étrangers. Il ne faudrait pas, néanmoins, baisser les bras et ne plus chercher à capter cette clientèle asiatique ou de l’Europe de l’Est friande de confort très « haut de gamme ».
Cela suppose, bien évidemment, de pouvoir attirer des investisseurs étrangers et donc, en premier lieu, de sécuriser l’environnement des affaires. Autre vaste challenge qui demeure à relever…

RICHARD BOHAN
RÉDACTEUR EN CHEF

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