L’édito numéro 32

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Couverture Infotourisme 32
Couverture Infotourisme 32

Le tourisme qui consiste, de facto, à « exporter » des services est décidément bien compliqué à pratiquer.

Si le tourisme présente cet intérêt majeur d’être extrêmement transversal en permettant à une multitude de secteurs (artisanat, pêche et agriculture, transports et services…) de recueillir les fruits de ses activités, il est en parallèle dépendant d’une multitude de facteurs : énergie, infrastructures (routes, aéroports…), transports (terrestre et aérien), formation professionnelle, niveau sécuritaire, état sanitaire…

Quand dans un pays les routes sont de plus en plus souvent coupées, les ports bloqués, le délestage « monnaie courante », les instituts de formation insuffisants, l’insécurité grandissante et l’état sanitaire précaire alors l’on comprend que la Confédération du Tourisme de Madagascar ait eu récemment à tirer la sonnette d’alarme.

Ainsi, la haute saison touristique ne se profile pas suivant le meilleur scénario. Selon toutes prévisions, les chiffres 2018 ne pourront, une fois de plus, atteindre ceux d’il y a dix ans…

Que de gâchis lorsque l’on songe aux potentialités de ce pays tant du point de vue de sa biodiversité que de la variété de ses paysages ou encore de l’accueil de sa population ! Y a-t-il une véritable volonté de développer ce secteur en prenant des mesures fiscales, foncières et juridiques cohérentes afin d’attirer les « poids lourds mondiaux » du secteur ? Pour l’heure, de toute évidence, la réponse est négative.

RICHARD BOHAN
RÉDACTEUR EN CHEF

 

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