L’édito numéro 35

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Lors de l’Africa CEO Forum qui s’est déroulé à Kigali en mars dernier (véritable «Davos» africain), il a été évoqué le potentiel de développement du secteur tourisme en Afrique. Aujourd’hui le continent affiche des indicateurs très modestes : moins de 2% des hôtels, moins de 4% du trafic aérien mondial…

Si 20% des emplois dépendent directement ou indirectement du tourisme dans la plupart des pays développés, ils ne sont que 7% sur le continent africain. La marge de progression est importante à condition de préparer en amont un environnement propice au développement du secteur.

Avant d’évoquer l’essor du tourisme, il faut construire des écoles et des instituts professionnels (sans oublier la formation des… formateurs), s’équiper d’infrastructures (dont celles ayant trait à l’énergie), mener une politique efficace de protection de l’environnement

Il sera alors envisageable de promouvoir une destination susceptible d’accueillir des touristes dans de bonnes conditions. Le petit Rwanda, après avoir considérablement» rénové ses infrastructures et investi massivement dans la jeunesse depuis 20 ans, peut ainsi consacrer efficacement 40 millions d’US dollars sur trois ans pour une campagne internationale «Visit Rwanda». Avec les résultats que l’on connaît : ce pays enclavé aux attraits limités (rien de comparable avec ceux de la Grande-île) attire déjà 1,2 million de touristes. De l’art de construire un secteur à l’endroit.